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-« Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que qu'on n'a pas. » Maurice Maerterlinck.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

-« Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que qu'on n'a pas. » Maurice Maerterlinck.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

_______Le bruit d'une brise légère résonnait au loin. Je fronçais les sourcils, essayant d'identifier l'écho. J'ouvrais les yeux et les refermaient aussitôt à cause de la trop grande clarté du jour bien que se fut la tombé du soleil. J'émergeais peu à peu de mon sommeil profond. Derechef, j'essayais de situer les évènements. J'étais dans la misérable voiture que m'emmenait vers mon destin.
_______J'aurais préféré rester dans le coma. Triste ironie.
_______Cette éclipse à la vie réelle m'avait fait un bien indescriptible. L'escapade que je m'étais accorder m'avait permis de m'envoler, de m'échapper de la fatalité ne serait-ce que quelques heures, quelques minutes, quelques de secondes.
_______Le temps m'avait parut si long et si court à la fois.

_______Je ne savais pas combien de temps j'avais voyager au pays de Morphée.

« J'ai dormis longtemps ? demandais-je, la voix encore fluette.
_-- Cinq heures, me répondit-elle en regardant l'horloge digitale du tableau de bord. »


_______Cinq heures ? Sûrement les heures perdues de ma nuit blanche d'hier soir. Je tournais la tête et regardais le vent agiter les feuilles des arbres. L'environnement avait changé, il n'était plus le même qu'à Berlin où le bitume et le ciment étaient les seuls maître à bord. Ici, tout était si rural, si campagnard, si pittoresque... Si paumé !
_______J'étais sortie de mon rêve et pourtant un village se profilait au loin tel un grain de sable dans un désert. Un insignifiant petit village, reculé de tout, au milieu des champs.
_______Si je ne me réveille pas que quelqu'un me pince.

L'horreur !
Que je connais trop déjà...

_______Pour seule consolation, j'espère, si je peux encore le faire, que l'on aura une grande maison et pas un minable petit taudis. Plutôt rêver !
_______Plus la voiture avalait les kilomètres plus je touchais du bout des doigts ma nouvelle vie.

Loitsche, Loitsche, Loitsche.

_______Ou le nom de mon cauchemar. Le nom du kidnappeur de ma chère et tendre capitale, où je suis née, où j'ai grandis mais malheureusement je ne mourais pas là bas. C'est cruel voir sadique.
_______Peut-être que les gens auront un peu, juste un zeste, de compassion ? Qui sait... Ils me donneront peut-être de l'argent tellement ils auront de la pitié à mon égard ? Non, les gens aiment trop l'or. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi le monde s'attache aux biens précieux, aux biens matériels. L'amour, cela ne leur suffit pas ? L'orgueil détruit ce qui leur reste d'amour. Pauvre monde.
_______Je suis une fille à plaindre.

« Vous me plaindrez, quand vous aurez le temps. »


# Posté le dimanche 23 novembre 2008 14:26

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 15:01

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