-« L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. » Boris VianPrologue-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

-« L'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. » Boris VianPrologue-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com
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« Il y a toujours un commencement là où tout est finis. »


Bill & Julia peut-être le début d'une histoire ? À moins que ce ne soit la fin.



_______Mon choix est pris. Mon destin tracé. Je n'ai plus aucune raison qui ne me retienne encore. Je repasse certaines images de ma vie, qui en valent la peine. Son beau visage revenait sans cesse comme s'il occupait tout mon esprit. Il était, est et restera mon meilleur souvenir. Ne plus revoir son visage angélique, son sourire radieux, son rire aux intonations mélodiques me ferait peut-être reprocher mon geste ?
_______Un océan de regrets m'envahit dont les vagues se heurtaient violemment contre mon c½ur. Du haut de mon perchoir j'observais les vergers en fleurs de ce beau mois de printemps.

_______À présent je ne les verrais plus. Plus jamais.



« Offre moi ce dernier souffle, je t'en supplie. »


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Dans ma fiction Tokio Hotel n'existe pas encore ou du moins n'est pas encore connu.




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------------------------------------------------------------------------------------------------Viens me noter !


Et j'ai l'honneur de vous présenter :: Retiens-la-nuit !

# Posté le lundi 17 novembre 2008 12:00
Modifié le samedi 14 mars 2009 14:02

-« L'amour vient au détour du chemin sans que l'on s'y attende. » Nadège Langhendries.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

-« L'amour vient au détour du chemin sans que l'on s'y attende. » Nadège Langhendries.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

_______Je montais dans la voiture qui serait ma prison pour quelques heures. Ma mère tourna la clef et le moteur se mit à rugir férocement. Le paysage commençait à défiler quand je jetais un dernier coup d'½il en arrière. Un regard de détresse. Une larme roula sur ma joue tandis que mes yeux se bloquèrent sur les immeubles centenaires de Berlin qui apparaissaient les uns après les autres. Au bout d'un long instant, une éternité, les habitations de la ville était loin derrière nous. D'immenses étendues verdâtres parsemées de quelques fleurs se dessinaient.
_______Ma mère me regarda tristement avant de se reconcentrer sur la route.

« Je sais très bien que tu n'étais pas d'accord pour déménager. Mais c'est mon travail, finit-elle par se justifier. »

_______Son travail ? Ou plutôt sa vie, tout passer après son fameux travail même sa propre famille. Ce qui avait le don de m'exaspérer. Est-ce qu'elle m'avait demandé ce que je ressentais une seule fois à propos de ce départ ? Non, jamais. Elle n'avait pas besoin de se justifier ce déménagement est mon pire cauchemar. J'avais tout quitté, je dis bien tout, pour son soi-disant travail. Le prix n'en valait pas la chandelle, n'est-ce pas ? Pour aller où ? Dans un insignifiant village qui comporter à peine quatre-cents habitants. Je serais sûrement la seule personne de jeune, là bas, du haut de mes dix-neuf ans. Cette pensée me terrifia quelque peu. Je resterais vieille fille toute ma vie, c'est sûr. Mon prince charmant ne viendra jamais me passer la bague au doigt.
_______Tant pis, après tout le prince charmant ça n'existe pas.

Et zut !

_______Moi qui cherchait l'amour. Quoi que... L'amour est un mot qui n'existe que pour les contes de fées. Je n'avais encore aimé aucun homme, je croyais petite-fille que j'aurais le temps, résultat j'ai dix-neuf ans.
_______Pourquoi aucun homme n'avait encore attirer mon attention ? Bonne question, sans réponse. Je veux d'un homme attentionné, gentil, souriant, serviable, sensible. Autant dire P.A.R.F.A.I.T. Malheureusement la perfection est irréelle, c'est juste l'illusion d'un rêve. Je ne dis pas que les hommes ont la tache facile, on n'est pas plus parfaites qu'eux.
_______D'autres s'essayent à trouver l'âme-soeur sur Internet ou en passant des petites annonces dans le journal. Moi je me répète que l'amour d'une vie se rencontre au moment où l'on s'y attend le moins... Et si l'amour n'existait pas ? Et s'il ne se présentait pas ? Bon ça ne coûte rien d'essayer, après tout.

« Je m'appelle Julia, j'ai dix-neuf ans. Je suis célibataire. »



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Bonjour. ( :
J'écris cette fiction sur un coup de tête.
J'attends vos avis. ( :
Bisous.

O.céane*
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# Posté le mardi 18 novembre 2008 13:29
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:10

-« Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que qu'on n'a pas. » Maurice Maerterlinck.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

-« Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que qu'on n'a pas. » Maurice Maerterlinck.-Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

_______Le bruit d'une brise légère résonnait au loin. Je fronçais les sourcils, essayant d'identifier l'écho. J'ouvrais les yeux et les refermaient aussitôt à cause de la trop grande clarté du jour bien que se fut la tombé du soleil. J'émergeais peu à peu de mon sommeil profond. Derechef, j'essayais de situer les évènements. J'étais dans la misérable voiture que m'emmenait vers mon destin.
_______J'aurais préféré rester dans le coma. Triste ironie.
_______Cette éclipse à la vie réelle m'avait fait un bien indescriptible. L'escapade que je m'étais accorder m'avait permis de m'envoler, de m'échapper de la fatalité ne serait-ce que quelques heures, quelques minutes, quelques de secondes.
_______Le temps m'avait parut si long et si court à la fois.

_______Je ne savais pas combien de temps j'avais voyager au pays de Morphée.

« J'ai dormis longtemps ? demandais-je, la voix encore fluette.
_-- Cinq heures, me répondit-elle en regardant l'horloge digitale du tableau de bord. »


_______Cinq heures ? Sûrement les heures perdues de ma nuit blanche d'hier soir. Je tournais la tête et regardais le vent agiter les feuilles des arbres. L'environnement avait changé, il n'était plus le même qu'à Berlin où le bitume et le ciment étaient les seuls maître à bord. Ici, tout était si rural, si campagnard, si pittoresque... Si paumé !
_______J'étais sortie de mon rêve et pourtant un village se profilait au loin tel un grain de sable dans un désert. Un insignifiant petit village, reculé de tout, au milieu des champs.
_______Si je ne me réveille pas que quelqu'un me pince.

L'horreur !
Que je connais trop déjà...

_______Pour seule consolation, j'espère, si je peux encore le faire, que l'on aura une grande maison et pas un minable petit taudis. Plutôt rêver !
_______Plus la voiture avalait les kilomètres plus je touchais du bout des doigts ma nouvelle vie.

Loitsche, Loitsche, Loitsche.

_______Ou le nom de mon cauchemar. Le nom du kidnappeur de ma chère et tendre capitale, où je suis née, où j'ai grandis mais malheureusement je ne mourais pas là bas. C'est cruel voir sadique.
_______Peut-être que les gens auront un peu, juste un zeste, de compassion ? Qui sait... Ils me donneront peut-être de l'argent tellement ils auront de la pitié à mon égard ? Non, les gens aiment trop l'or. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi le monde s'attache aux biens précieux, aux biens matériels. L'amour, cela ne leur suffit pas ? L'orgueil détruit ce qui leur reste d'amour. Pauvre monde.
_______Je suis une fille à plaindre.

« Vous me plaindrez, quand vous aurez le temps. »



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Bonjour. ( :
Alors ce deuxième chapitre ?
J'attends vos avis ! : D
À vrai dire je ne suis pas fière de ce chapitre.
Bisous.

O.céane*
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 14:26
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:09

- « Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l'affection pour le protéger. » Lao-Tseu. - Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

- « Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l'affection pour le protéger. » Lao-Tseu. - Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

_______ La voiture dépassait maintenant le panneau communale, inscrit en lettre grossière : Loitsche. Des vergers entouraient la misérable petite ville. Une colline surplombait le tout, le panorama devait être magnifique là haut. S'il y a quelque chose de magnifique ici. J'irais peut-être. Je suis tellement imprévisible.
_______ Le véhicule s'arrêta devant une charmante petite maisonnette avec un joli petit parvis fleuri.

« Alors, ça te plaît ? demanda nerveusement ma mère.
_-- Je pense que je pourrais m'y faire, dis-je en esquissant un léger sourire.
_-- Contente que ça te plaise. Elle ébouriffa mes cheveux. »


_______ Je n'aimais guère que l'on touche à mes cheveux. J'étais un peu maniaque, à vrai dire. L'un de mes nombreux défauts d'ailleurs. J'ai tous les défauts du monde, jusqu'au dernier. Incroyable non ? Je le dirais à quelqu'un, il ne me croirait pas. À moins qu'il soit intelligent.

« On a plus qu'à attendre le camion des déménageurs... soupira-t-elle »


_______ Un camion qui au passage lui avait coûtait une fortune et qui n'ait pas capable d'être à l'heure. Les gens ne sont pas sérieux de nos jours.
_______ Un bruit assourdissant résonna, au coin de la rue, un camion noir déboula. Il s'arrêta dans un crissement de pneus. Les camionneurs avancèrent vers notre petite automobile. Ma mère descendit de l'habitacle.
_______ Un homme d'une soixantaine d'années, bien en chair, s'adressa à ma génitrice en faisant de grands gestes. Je l'entendais mais ne voulait pas saisir ce qu'il disait. Cela me passait vraiment par dessus la tête.
_______ Je détournai mon regard vers les rues de Loitsche, vides. Au moins les critiques ne fuseraient pas, je n'aime pas vraiment passer pour une bourgeoise.
Ma mère revint vers la voiture, énervée apparemment.

« Ils nous laissent tous les meubles sur le trottoirs, dit-elle en essayant de garder son sang froid.
_-- Mais pourquoi ? m'étonnais-je.
_-- Un autre déménagement en urgence, soupira-t-elle une nouvelle fois. »


_______ J'ai l'air d'un déménageur ? Je ne suis pas musclée, je suis maigre et petite. Quand je dis que j'ai tous les défauts de la terre... Le gros camion noir partit en trombe.
_______ Décidemment j'ai beaucoup de chance.

J'ai de l'humour...

« Tu devrais aller faire un tour. Je vais demander au voisin de m'aider, espérons qu'il accepte. Elle m'adressa un clin d'½il.
_-- D'accord, acquiessais-je. »


_______ À quoi bon protester ? Je m'échappais du rangement fatidique. Autant dire une chance.
Je marchais sur l'asphalte, histoire de me dégourdir les jambes. L'air était frais, j'avais froid. Qu'importe au point où j'en suis. Je marchais sans savoir où aller, j'étais frigorifiée et alors ? Je continuais ma route. Je restais là, pensive. Je levais la tête pour regarder le ciel. Des nuages gris avançaient vers moi, comme ils étaient venus juste pour m'apporter du malheur.
_______ Je repensais soudain à l'endroit qui m'avait le plus frappé en venant ici. Je courais, lentement mais je courais. Je fixais le sommet, si loin. J'empruntais un chemin de traverse. Je manquais de trébucher. J'arrivais, au bout d'une éternité, essoufflée au sommet.
_______ Le décor était grandiose. Les vergers, en bas, s'accordaient dans une symbiose parfaite. Les feuilles des arbres, oranges et jaunes, rendaient tout cela vraiment magnifique. Les couleurs se mélangeaient merveilleusement bien. Je suis tombée amoureuse de cet endroit. Je m'allongeais dans l'herbe humide, je regardais le ciel, immense. Je cherchais ma bonne étoile, je ne la trouvais pas. Juste un bloc de nuage menaçant. Une goutte de pluie tomba sur mon visage. Je l'essuyais avec ma main. Je me levais, admirant une dernière fois encore le paysage...
_______ La pluie tombait, comme si elle s'acharnait sur moi. Mes cheveux étaient trempés, mon visage de même, mes vêtements aussi.

Je déteste la pluie !

_______ Je ne voulais pourtant pas partir, pas maintenant. Je rennonçais tout de même à rester quand la pluie redoubla. Je faisais exactement le même chemin en sens inverse. Je tremblais de froid. Je pressais le pas. Après de longues minutes, j'apercevais enfin la porte de ma nouvelle maison. Je frappais à la porte. Ma mère ouvrit, surprise.

« Qu'es ce que tu as fais ? demanda-t-elle.
_-- Rien, je suis partie dans le village et je me suis faite surprendre par la pluie, me justifiais-je en rentrant. »


_______ La première fois que je mettais les pieds, à l'intérieur. Je traversais un grand hall pour atterrir dans le salon. Un salon immense, il faut l'avouer. La cuisine était à droite du salon, elle aussi spacieuse. J'enjambais les cartons. Au fond du séjour, un petit escalier en bois menait à l'étage supérieur. Je montais. J'atterris dans un couloir. J'ouvrais la première porte, je tombais sur la salle de bain dont les murs bleus et le carrelage blanc lui donnait un certain charme. Je me précipitais sur la deuxième porte, ma chambre. Je pénétrais dans la pièce, je scrutais chaque paroi de la chambre. Elle n'était pas très grande mais cela me suffisait largement. Je ne suis pas difficile. La tapisserie était orangée, les rideaux bleutés. Le parquet était d'un marron très clair. J'ouvrais tous les cartons cherchant celui qui détenait mes affaires. Je sortais un vieux jean et une chemise blanche. Je me précipitais dans la salle de bain. J'entrais dans la minuscule petite douche. Je me lavais très rapidement. Je me séchais à la va-vite. Je m'habillais. Je laissais mes vêtements mouillés sur le sol.
_______ Tout à coup, la poignée de la porte se tourna. Je sursautais stupidement. La tête de ma mère apparut derrière la porte.

« On va dîner chez les voisins ce soir, il nous a si gentiment invité, s'excita-t-elle.
_-- Super... Je suis très enthousiaste, lâchais-je essayant de cacher ma fausse joie.
_-- Il a un fils, un grand brun, charmant, ricana-t-elle. »


_______ Elle parlait de notre voisin avec les yeux pétillants. L'amour rend aveugle. À mon tour de ricaner.
_______ Elle croit me marier au fils de son futur amant ? Charmant ? Peut-être mais je ne le connais pas. Pas encore.
_______ Elle ferma brusquement la porte. Je n'avais pas envie d'y aller. Je n'aimais guère être inviter chez des personnes que je ne connaissais pas.

[ . . . ]

___________ Une heure plus tard.

« Dépêche-toi ! On va être en retard ! me cria-t-elle du salon.
_-- J'arrive ! répondis-je aussi fort. »


_______ Je vérifiais une dernière fois ma coiffure. J'avais coiffé mes cheveux blonds vénitiens en queue-de-cheval.
_______ Je dévalais les escaliers. J'atterrissais dans le salon où une forêt de cartons y était empilé. Ma mère attendait patiemment sur le palier.
_______ Nous traversâmes un bout de rue, avant d'arriver devant une porte bleue. D'un doigt, elle pressa le bouton de la sonnette. La porte d'entrée s'entrouvit. Un grand jeune homme, brun, souriant, nous invita à entrer.

« Au secours ! »



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Hello ! ( :
Alors ce chapitre ?
Bisous.

O.céane*
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# Posté le samedi 29 novembre 2008 10:12
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:08

- « Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. » Pierre de Beaumarchais.- Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

- « Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. » Pierre de Beaumarchais.- Les-yeux-pour-pleurer.skyrock.com

_______ Ma mère m'emboîta le pas, je la suivais. L'intérieur était chaleureux, tout était fait en bois d'érable. Un homme très grand, fit son apparition, tout souriant. Ses cheveux noirs corbeau, rasés de très près lui donnait un air de chef de la police locale. Des rides se dessinaient au coin de ses lèvres et de ses yeux marron clairs.

« J'espère, Lena, que tu aimes les boîtes de conserve ? interrogeât-il ma mère en souriant.
_-- Ne t'inquiètes pas, le rassura ma mère.
_-- Et ça doit être Julia ! s'exclama-t-il en me reluquant.
_-- Bonjour ! dis-je avec un ton burlesque. »


_______ Ma mère me donna un coup de coude discret. Il éclata de rire, un rire cristallin.

Pas assez discret, je dirais.

_______ Elle le fixait avec désir, avec passion. Ses joues avaient rosies. Certes elle n'avait pas eu de relations sérieuses depuis un long moment, mais je ne crois pas que de se jeter dans les bras d'un inconnu soit la meilleure solution. Peut-être est-il gentil ? Je ne sais pas, je ne le connais pas après tout. Je ne vais pas tirer de conclusions hâtives.
_______ Il nous conduisit dans le salon, où une table basse garnit de petits biscuits apéritifs nous y attendaient. Il nous pria de nous asseoir sur un grand sofa rouge vif.
_______Je ne savais même pas comment s'appelait mes hôtes. Peut-importe... Je le saurais tôt ou tard.

« Les enfants ne restez pas là. Hayley, emmène Julia dans ta chambre. ordonna-t-il à son fils. »

_______ Les enfants ? Je ne suis pas asses grande pour lui ? À vrai dire je ne suis pas très grande par rapport à son fils qui lui est immense à côté de moi.
_______ Je me levais. Je ne bougeais pas, je prenais racine au milieu du salon comme une plante verte.

« Tu viens ? me demanda une voix. »

_______ Je tournais la tête en direction de l'onde sonore, je tombais nez à nez sur de grands yeux noirs. Je sursautais.

« Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur, susurra-t-il.
_-- C'est rien. Je suis trop peureuse à vrai dire. »


_______ Je lui souris. Il me le rendit en roulant des yeux. Il partit à l'autre bout de la pièce, il commençait à monter les marches de l'escalier.

« Alors tu viens ? s'exclama-t-il voyant que je ne le suivais pas.
_-- J'arrive. dis-je en accourant vers le petit escalier. »


_______ Il me conduisait à l'étage supérieur. Il ouvrit une petite porte avec de nombreuses affiches collées. Il jeta un coup d'½il à l'intérieur avant de refermer la porte. Je le regardais et fis mine de ne pas comprendre.

« J'espère que tu n'es pas allergique au désordre ? Il attendait une réponse positive.
_-- Je crois que je vais en survivre, souriais-je légèrement. »


_______ J'avais du mal à sourire vraiment aux gens. Je ne souriais presque jamais ou en tout cas je m'y forçais.

La moindre des politesses !

_______ Je ne suis pas l'une de ces petites filles modèles catalogués dans les journaux. Je suis si commune, si banale. Qui voudrait bien de moi ?

Personne !

_______ Nous entrâmes enfin dans sa chambre. Nous nous asseyions sur son lit, parer d'une couette bleue foncée à pois blancs.
_______ Les murs étaient bleus pâles, une frise blanche entourée le mur. Au fond à droite de la pièce, trônait un bureau métallique avec un ordinateur neuf ou presque. Il était encombré par plusieurs papiers et feuilles en tout genre. À gauche, une penderie en bois poli faisait l'angle.
_______ Je réfléchissais puis une question me vint à l'esprit.

« Tu t'appelles Hayley c'est bien ça ?
_-- Oui. Je sais ce que tu vas dire : que je ne suis pas allemand. »


_______ Il avait anticipé mes paroles. À vrai n'importe qui lui aurait posé.

« Mon père m'a adopté. Je suis américain, d'une tribu indienne. Mes parents biologiques sont décédés dans un accident de voiture, poursuivit-il.
_-- Navrée. Je ne savais pas. Je baissais la tête honteuse.
_-- T'en fais pas. C'est pas grave, je ne les ai jamais connus, me rassura-t-il. »


_______ J'osais pour la première fois de le regarder en face. Il fixait le parquet ciré. Ses yeux en amande étaient remplis de tristesse. Malgré le fait qu'il soit heureux ici, je pense qu'il aurait préféré vivre avec l'amour de ses parents.
_______ Ses cheveux longs, noirs, étaient laissé à l'abandon sur ses épaules recouvrants sa nuque. Sa peau basanée était sans défauts apparents, sans une seule marque de l'adolescence. Cela me rendait jalouse, moi qui avait passé ma vie à combattre les boutons d'acnés.
_______ Il ne me restait plus que quelques misérables minuscules petits boutons de rien du tout sur ma peau blanchâtre.

Satisfaite ?
Absolument !

_______ Je me reconcentrais sur mon voisin. Ses mains tremblaient. Nerveux ? Pour quelles raisons ?

Ma présence peut-être... Ou mes questions embarrassantes et idiotes...

_______ Il se retourna vers moi et s'assit en tailleur sur son lit. Il me sourit, un air malicieux aux lèvres et un regard illuminé comme un gosse qui va faire une bêtise.

« Et si l'on parlait de toi ? ricana-t-il.
_-- Il n'y a pas grand chose à raconter tu sais... J'essayais de le convaincre car je ne voulais en aucuns cas parler de moi.
_-- Je suis sûre que cela doit être passionnant ! Il n'enlevait pas ce sourire d'amusement.
_-- C'est très long à expliquer... Je m'esquivais sans succès apparemment.
_-- J'ai tout mon temps. Il regarda son réveil ironiquement.
_-- Que veux-tu savoir ? finis-je par céder.
_-- Pourquoi es-tu venu dans un coin aussi... perdu ?
_-- Ma mère a été envoyer travailler à Magdebourg. Un vieil employé du service a pris sa retraite, expliquais-je, elle est architecte.
_-- Tu aurais pu habiter à Magdebourg. Je ne comprends pas pourquoi tu es ici. Explique-moi. Il fronça les sourcils, l'air de ne pas comprendre. Il voulait me faire parler. J'étais sûre qu'il s'en doutait de cette fameuse raison.
_-- C'est très simple ! Les appartements sont chers en ville donc la meilleure solution au goût de ma mère, c'était ici... J'avais prononcé cette dernière phrase sans entrain.
_-- Tu ne te plais pas ici, constata-t-il déçu.
_-- Il faut juste que je m'habitue, il y a une énorme différence entre Berlin, me justifiais-je en accentuant sur le mot énorme, j'ai toujours vécu à Berlin cela me fait tout drôle.
_-- Je comprends. Il sourit de nouveau. »


_______ Hayley est une sorte machine à sourire, il souriait presque à chacune de ses phrases. C'est un peu étrange à dire mais avec lui je me sens bien. Je ne le connais pas ou très peu mais je me sens à l'aise avec lui.
_______ Le silence s'installa. Il se racla la gorge pour me tirer de mes pensées.

« Tu penses à quelque chose ? me demanda-t-il par simple curiosité.
_-- Je cherchais juste un prénom qui irait bien à ton père, dis-je en me grattant la tête.
_-- Il s'appelle Marck. »


_______ Enfin je savais le prénoms du futur mari de ma mère. Futur mari ? On ne va pas se précipitait. Mais j'aimerais bien avoir un grand frère comme Hayley, un frère qui saurait m'écouter. À qui je pourrais tout confier.

Je dis bien tout !

_______ Je suis fille unique, un frère me changerait la vie. C'est certain.

« Tu as quel âge ? demandais-je.
_-- Dix-sept ans. Tu dois avoir dix-neuf ans, c'est ça ?
_-- Très juste. Tu es en seconde alors ?
_-- Oui. Toi tu es en terminale ?
_-- Oui... Je suis vieille, bougonnais-je.
_-- J'avoue. Il éclata de rire. Mais tu as déjà redoublé alors ?
_-- Oui, dis-je en rigolant, en primaire. Deux fois.
_-- Mauvaise élève, m'accusa-t-il.
_-- Pas du tout. Si j'ai redoublé c'est à cause de mes déménagements répétitifs, je n'avais pas le temps de m'habituer à une école que je devais partir. Cela m'a perturbé, lui expliquais-je. »


_______Il était plus jeune que moi. Alors ce serait mon petit frère. Il ne serait pas mon frère de sang, il serait bien plus. Du moment qu'il est mon confident.

« On est dans le même lycée ! se réjouit-il
_-- Oui, j'ai pris Littérature et toi ?
_-- Scientifique, très mauvais choix. Il fit la moue. Tu écris des textes ?
_-- Beaucoup. D'ailleurs tout ce que j'écris, tous mes textes, je ne les trouve pas terribles, avouais-je
_-- Je suis sûr du contraire ! s'exclama-t-il. »


_______Je souriais. Il avait ce don de me tirer des sourires à tout bout de champs.

Un don exceptionnel.

« Le repas est prêt ! s'égosilla son père.
_-- On arrive, répondis Hayley. »


_______Il se leva et me tendis sa main pour m'aider à me relever. Je l'attrapais, il tira, je me retrouvais sur mes deux jambes frêles.

[ . . . ]

___________Après le repas. Devant la porte d'entrée, prêtes à partir.

« J'ai passé une très bonne soirée, Marck.
_-- Moi aussi. Excellente.
_-- Que dirais-tu que je passe prendre Hayley demain pour le lycée ? Comme ça Julia ne sera pas seule pour ce jour de rentrée, proposa ma génitrice.
_-- Très bonne idée ! renchérit Marck. »


_______Je croisais mes yeux avec Hayley et lui sourit. Il me rendait ce sourire amical par un autre encore plus radieux.

« Bonne nuit, Marck. Elle déposa un léger baiser sur sa joue.
_-- Bonne nuit, Lena. Il attrapa sa main. »


_______Elle détacha ses doigts des siens. Je fis un signe de la main à Hayley avant que la porte ne se ferme. Nous marchâmes sur le trottoir. Je levais les yeux vers le ciel étoilé. La nuit était fraîche et humide.
_______Quelques mètres plus loin, nous rejoignîmes notre demeure. La porte s'ouvrit sur un chantier de cartons, toujours pas rangés. Je montais à l'étage, faisait un détour par la salle de bain. Je m'écroulais sur mon lit, épuisé. Je pensais à la journée de demain, une nouvelle journée. Le jour de la rentrée des classes aussi.

Une journée maudite pour moi.

_______Je détestais toujours le premier jour, ce premier jour où je ne connais personne. Où je suis perdu.
_______Je commençais à papillonner des yeux. Je sentais une fatigue lourde sur mes paupières. Je les fermais pour ne les rouvrir que demain matin.
_______Demain est un autre jour.

« Bonne nuit, Julia ! »



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Hello ( :
Alors ce chapitre, comment le trouvez-vous ?
Et ce nouveau personnage : Hayley ?
Certaine s'attendait à Bill, d'autre à Georg...
Et non ! : P Bah oui aussi nan ça enlève le suspens !
Et là vous vous demandez quand va apparaître Bill et comment. : D
Peut-être au prochain chapitre l'apparition de Monsieur Kaulitz qui sait... (a)
Bisous
O.céane*
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# Posté le samedi 20 décembre 2008 13:39
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 13:16